Actus éco et finances - Conséquences économiques de la crise égyptienne



La crise égyptienne

Ce matin, le porte parole du gouvernement français François Baroin a demandé aux français n’ayant pas « d’urgence ou d’ardente obligation à rester sur le territoire égyptien » de revenir « dans les meilleurs délais ». Quelques semaines après la crise tunisienne, c’est au tour de l’Égypte de connaître un mouvement de révolte au sein de sa population. Les affrontements entre les pro et anti-Moubarak, président en place depuis 30 ans, menacent de faire surgir une guerre civile.

Conséquence éventuelles de la crise de l’Egypte sur les marchés

Comme souvent dans ces situations de bouleversements politiques, les marchés financiers impactent négativement les mauvaises nouvelles. La semaine dernière l’indice égyptien avait chuté de 10% avant d’être fermé. Dans les pays voisins, les bourses d’Abu Dhabi et de Dubaï ont également lourdement chuté. La contagion ne s’arrête pas là puisque la dégradation de la situation en Égypte crispe les investisseurs. Les marchés asiatiques ainsi que les autres grandes bourses mondiales restent attentistes.

Deux scénarios troublent le marché économique mondial : la contagion des mouvements de protestation en Tunisie et en Égypte à d’autres pays mais aussi l’éventualité d’un blocage du canal de Suez.

Ce deuxième scénario inquiète particulièrement, en effet, même si l’Égypte n’est pas un gros producteur de pétrole brut, ce pays contient deux voies stratégiques : le canal de Suez par lequel transite le pétrole en provenance du Moyen Orient (environ 1 million de barils par jour) et l’oléoduc Suez-Méditerranée (Sumed). Combinés, ces deux moyens totalisent près de 1 baril sur 20 que la planète produit quotidiennement.

Ce qui se passe actuellement sur l’économie

Pour le moment, le canal semble fonctionner sans difficulté, mais les craintes sur l’approvisionnement ont poussé cette semaine le Brent à plus de 100 $ pour la première fois depuis octobre 2008. Une poursuite des troubles en Égypte pousseraient certainement le pétrole vers de nouveaux sommets et menacerait non seulement la croissance mondiale mais aussi à terme les taux des obligations souveraines, en particulier celles des Etats-Unis. Car le plus gros consommateur de pétrole au monde voit son déficit commercial s’alourdir dès lors que le cours du brut augmente.

Par J. SCHNEIDER





A voir également :

Laisser une réponse